Envers et contre ... tout, Claude Stadelmann, 2012, film documentaire sur la revue Trou (30 minutes):

Article sur la revue Trou paru sur Parisart en 2007: https://www.paris-art.com/trou-XVII/

«Trou», œuvre multiculturelle et cahier d'artistes
Excellente cuvée pour une 13e édition qui réunit Daniel de Roulet, Martial Leiter, Jost Meier
Laurence Chauvy, publié le 15 décembre 2003 à 01:12.
Le 13e numéro de la revue Trou, éditée à Moutier et soutenue par la Fondation Sandoz notamment, ne dément pas sa réputation. Une réputation qui allie l'originalité du concept et la netteté de l'objet fini. A chaque édition, depuis 1979, contribuent un nombre restreint d'artistes invités – invités à collaborer bénévolement, comme travaille aussi le comité de rédaction. Pas de thème suggéré ou imposé. L'unité découle, tout naturellement, du caractère inédit des œuvres proposées et du choix des intervenants, ici les peintres Michel Haas et Yves Voirol, le dessinateur et peintre Martial Leiter, l'écrivain Daniel de Roulet et le compositeur Jost Meier. Ils rejoignent les quelque soixante créateurs qui ont déjà mis leur talent au service de la réalisation d'un ouvrage intéressant et beau.
Tout est soigné, chaque mot bien sûr, et sa mise en page, les tonalités de l'encre, du gris au beige, la qualité des reproductions pleine page. Plus qu'une revue culturelle, multiculturelle, Trou est une revue d'artistes, l'œuvre des artistes qui s'associent pour la concocter. Venu à la peinture vers l'âge de 30 ans, Michel Haas offre ses tableaux bricolés sur le thème des deux-roues. Le mot bricolé étant entendu au sens de poétique et d'inventif. Suivent les longues et hautes variations de Daniel de Roulet sur la nouvelle Tour de Londres, sa forme caractéristique qui pointe le ciel, ses occupants et leurs occupations, ses constituants de bonne constitution, des «500 000 écrous » aux «10 200 personnes au travail » et leurs opérations quotidiennes.
Martial Leiter, qui n'est pas seulement dessinateur de presse, fait rimer bombes avec tombes, dans une suite de dessins tragiques aux grandes échardes noires. Jost Meier réinvente le langage des oiseaux, tel que l'aurait entendu saint François d'Assise et tel que le figurent les portées musicales où chaque note évoque un coup de bec. Le Jurassien Yves Voirol, ancien élève de Goghuf, clôt la revue avec ses visions aquarellées et tachistes de Berlin, autant de flashes sur l'histoire et sur l'importance de la verdure dans cette ville.
Trou, revue d'art, n° 13. Moutier.

La revue d'art «Trou» perce la grisaille et la monotonie
En championne de longévité, la revue de Moutier fête son quart de siècle d'existence et publie un 14e numéro somptueux.
Laurence Chauvy, publié le 6 décembre 2004 à 01:03.
«Trou», quatorzième du nom, affiche la diversité de ses correspondants. La revue éditée à Moutier fête ses 25 ans: en 1979, quatre amateurs – Umberto Maggioni, Roger Voser, Georges Barth et Jean-Pierre Girod – décidaient de sortir des chemins battus. Pour cela, il suffisait de laisser s'exprimer les créateurs, au lieu de commenter leur travail. Aujourd'hui, ce sont plus de soixante dessinateurs, peintres, photographes, compositeurs et écrivains qui ont ainsi eu l'occasion non seulement de proposer des œuvres et de les diffuser, mais aussi de les concevoir et réaliser tout exprès.
En effet, l'un des principes de la revue consiste à ne publier que des pièces inédites, pour beaucoup créées spécialement pour elle. Un autre principe veut que l'on fasse voisiner les disciplines, les tendances, les œuvres les plus singulières. De cette manière, l'ensemble des numéros, dont chacun se présente comme un livre d'artistes, illustre l'art actuel, avec pour ancrage le territoire ou des amitiés suisses. Trou détient un record de longévité en Suisse romande, record d'autant plus remarquable que le comité de rédaction, aujourd'hui élargi à sept personnes, ne comprend aucun professionnel de l'édition.
Cinq noms s'ajoutent aujourd'hui à une liste où sont déjà inscrits ceux de Meret Oppenheim, Bram van Velde, Rolf Iseli, Rémy Zaugg, Carmen Perrin, Maurice Chappaz, Charles Juliet, Frédérik Pajak, et de bien d'autres moins connus. Les nouveaux venus ont derrière eux une carrière et une œuvre conséquentes. D'origine belge, vivant à Paris, Martine Franck, qui a travaillé à Life et a fait partie de la première agence Vu en 1970, rassemble une série de portraits d'artistes.
Dans ces portraits qui humanisent le processus créateur, on découvre l'artiste sénégalais Ousmane Sow frottant son œil fatigué, le sculpteur Etienne Martin, présence massive parmi les éléments tout aussi massifs de son travail, ou encore Tinguely, apparaissant lui-même comme une sculpture animée, au carnaval de Bâle en 1977.
Suit un travail véhément de Dado, alias Miodrag Djuric, qui dénonce la stupidité de la guerre, une suite de collages rougeoyants, auxquels un texte de sa fille sert de contrepoint; Aramante Djuric prolonge les rouges utilisés par son père en évoquant l'incendie du «moulin» familial lorsqu'elle était adolescente. Le texte de Georges Haldas qui arrive ensuite à la fois contraste avec cette mise en scène de la folie humaine et de sa beauté paradoxale, et lui apporte un semblant de réponse. L'écrivain genevois apparaît comme un commentateur des Evangiles et des heures de la Passion. Dans sa langue particulière, il nous livre ses visions et, si l'on veut bien se laisser happer par le rythme entrecoupé de ses phrases, il nous touche, nous rassure aussi.
Mario Botta dessine ses rêves d'architecte; il conçoit des vases qui ont l'air d'arbres et s'intitulent «architecture de table». Enfin, le peintre Jean-Claude Prêtre donne une impulsion logique à son travail d'interprète des mythes et des tableaux anciens lorsqu'il recourt à l'ordinateur. Celui-ci lui offre une facilité supplémentaire, celle de pouvoir assembler et ordonner divers éléments, sans que les coutures soient apparentes.
Trou XIV, revue d'art, Moutier.

Quelques articles parus dans la presse


Journal du Jura, Yves-André Donzé, 5.11.2010

La Semaine, Dominique Dumas, 10.11.2010


Article paru dans le Biel-Bienne du 14.02.2007
Interview de Fernando Arrabal en novembre 2010 lors de l'exposition à la Villa Bernasconi à Lancy, par Lancy TV
Article paru dans le Quotidien Jurassien du 09.12.2006

Entretien avec Charles Juliet en novembre 2010 pour l'exposition à la Villa Bernasconi à Lancy.
Reportages de la RTS sur l'exposition à la Villa Bernasconi à Lancy, Genève.